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Aujourd’hui société privée, Inmarsat
créée en 1979 gére des satellites géostationnaires à 36 000 km et couvrant le
monde entier hormis les pôles. Ils permettent en fonction des terminaux utilisés
en émission ou réception de communiquer en phonie, fax ou données à des vitesses
allant de 2.bit/s à 64 Kbit/s. Les équipements terrestres ou maritimes disposent
d’une antenne que l’on pointe sur un satellite. Le coût des communications varie
suivant les services utilisés et la vitesse de transmission.
HISTORIQUE Créée
en 1979 et basée à Londres, Inmarsat à l’origine organisation internationale
réunissant plus de 80 pays s’est transformé en société privée depuis 1999. Au
début, Inmarsat qui signifie International Maritime Satellite, avait été conçu
pour apporter au secteur maritime un système fiable de communication par
satellites reposant sur des normes de sécurité internationales. Les applications
terrestres et mobiles de ces moyens de communication n’ont pas tardé à
apparaître dans des régions isolées et dépourvues d’infrastructures où des
hommes voyagent et des entreprises s’établissent …
PRINCIPE Neuf satellites
géostationnaires à 36 000 km au-dessus de l’équateur qui couvrent le monde
entier, à l’exception des pôles. Les terminaux disposent chacun d’une antenne
que l’on pointe sur l’un des satellites, motorisée pour les versions marine et
véhicule. Le signal est retransmis vers une station terrienne qui achemine la
communication vers le correspondant appelé. L’utilisateur est totalement
transparent à toutes ces opérations, n’étant en relation qu’avec un ISP ou
Inmarsat Service
Provider | |
EVOLUTION DU SERVICE
Le passage de l’analogique au numérique a
amené Inmarsat à faire évoluer ses standards de communication et les fabricants
à commercialiser des terminaux moins encombrants et plus
performants. Les standards A et C ont été les premiers créés, d’abord en
version maritime puis terrestre. Analogique, le standard A permettait de faire
de la phonie et de transmettre des fax et des données à 9.6Kbit/s jusqu’à 64
Kbit/s. Le standard C permet la transmission de données par paquet à 600 bit/s
depuis un PC vers un autre PC, un télex ou un télécopieur. Le standard M a consacré le début de la téléphonie « portable » sous
forme de valise qui reste en exploitation dans le secteur maritime avec une
couverture globale. L’Inmarsat-M offre des communications numériques en phonie à
4 800 bit/s, fax et data à 2 400 bit/s. Le standard
B a succédé au standard A, permettant les même services en mode numérique.
L’Inmarsat-B, notamment dans sa version marine, conserve tout l’attrait de la
phonie à 9 600 bit/s jusqu’à 64 Kbit/s. Le standard Mini-M
(Inmarsat-Phone) lancé en 1997 succède quant à lui au standard M, avec des
terminaux équivalents à des PC portables en poids et en encombrement. Les
services Inmarsat-Phone fonctionnent sur des Spot Beams qui couvrent les terres
émergées et la plupart des zones océaniques. Décliné en quatre versions :
portable, fixe, véhicule et marine, l’Inmarsat-Phone offre des coûts de
communications attractifs, notamment avec l’utilisation d’une antenne large en
version fixe. Dernier-né des systèmes Inmarsat, le service M4
(Inmarsat-ISDN) offre la possibilité de communiquer directement à 64 Kbit/s,
grâce à la sortie SO des terminaux où viennent se raccorder des périphériques
pour se connecter à Internet, à un réseau privé, faire de la visioconférence en
temps réel ou différé…. Ce nouveau service permet aussi à l’utilisateur de
choisir son mode de facturation : à la minute ou en fonction du volume
d’informations transmis ou reçu. Dans le domaine marine, Inmarsat propose depuis
le mois de juin 2002 un terminal Fleet, corollaire du système terrestre mais
pour les navires avec une couverture mondiale sous spot. Les terminaux sont
également compatibles avec la norme GMDSS sans offrir de service Telex. Autant
d’évolutions qui marquent l’histoire d’Inmarsat, la pérennité de ses services et
leur adéquation avec les besoins de ses utilisateurs. Inmarsat fournit
également ses services pour les besoins de l’aéronautique avec différents
standards de communication : Aéro H, Aéro H+, Aéro I et Aéro L. Des services
plus spécifiques ont également été développés : l’Inmarsat D+ pour émettre et
recevoir de courts messages associés à du positionnement GPS ; l’Inmarsat E,
pour la marine et compatible SMDSS qui sert à l’émission de signaux de détresse
pour les navires sur des fréquences dédiées. Récemment, Inmarsat a signé un
accord pour le développement de satellites de nouvelle génération pour offrir à
l’horizon 2004 des communications de 144 à 432 Kbit/s : le multimédia à portée
de main…. |